La première réunion du groupe de travail dédiée au développement des critères pour l’analyse des recherches publiées sur les avantages sociaux générés par les sports de nature a eu lieu du 12 au 14 Mars 2017 à l’Université Technique de Munich.

L’équipe présente était composée de :
Andreas Thomann (Technical University Munich)
Dr Barbara Eigenschenk (Technical University Munich)
Dr Uli Dettweiler (University of Stavanger))
Dr Eduard Ingles Yuba (National Institute for Physical Education in Catalonia)
Maxine Gregory (Sheffield Hallam University)
Dr Larissa Davies (Sheffield Hallam University)
Miroslava Kolyandova (National Sports Academy, Sofia)
Denis Boissiere (CREPS Rhone Alpes)
Mike McClure (Sport Northern Ireland)

Le Professeur Jürgen Beckmann a également rejoint le groupe le premier jour, afin de souhaiter la bienvenue à toute l’équipe au nom de l’UTM.

Ce fut 2 jours de travail intenses, cependant, il avait été convenu en amont que lors des réunions de partenariat, il était essentiel pour tous de faire l’effort de se rendre en pleine nature, afin de permettre aux membres du groupe de profiter des différents avantages et de découvrir les paysages du lieu d’accueil pour stimuler une meilleure efficacité. Le groupe s’est donc rendu au Jardin Anglais, a pu faire une visite pédestre de Münich et a pu visiter le site et park Olympique de Münich.

Durant les sessions de travail, le groupe a ciblé quatre axes de travail:

1. S’accorder sur une définition commune de « sports nature » et ce que cela pourrait inclure comme activités.

2. S’accorder sur les mots-clés qui seront utilisés pour rechercher dans des bases de données d’études.

3. Définir le processus d’analyse d’études et de récolte d’informations

4. Déterminer quelles bases de données seront utilisées

La définition de sports nature utilisée pour ce projet avait été définie précédemment comme détaillé ci-dessous :

“Des activités qui sont normalement pratiquées en ayant un (fort) lien avec la nature et le paysage et dont l’objectif premier est associé aux éléments naturels plutôt qu’un objet.”
Ceci pourra comprendre des activités :
• Qui trouvent leur origine dans des environnements naturels mais qui utilisent des structures artificielles, crées pour répliquer l’environnement naturel.
• Où l’environnement naturel est perçu par les pratiquants comme tout au plus que très légèrement modifié par l’homme*
• Qui sont perçues comme (a minima) physiquement exigeantes
• Qui se pratiquent avec la force de l’homme ou d’un élément naturel et qui n’utilisent pas de motorisation lors de la pratique en elle-même
• Pouvant avoir recours a des outils ou un équipement (par exemple une planche de surf, un vélo, des skis…etc) ou simplement le corps humain.

* pas nécessairement perçu comme sauvage mais naturel.

Si le groupe a bien produit une liste des activités pouvant être inclues de manière relativement certaine dans cette définition, il a été noté que cette liste n’est probablement pas exhaustive et que certaines activités ne seraient inclues dans le cadre de cette définition que selon l’applicabilité de leur contexte (par exemple par rapport à un niveau variable d’activité physique ou d’interaction avec la nature).

Un des défis que le groupe a du relever était de s’accorder sur les mots-clés qui seront utilisés pour rechercher dans les bases de données d’études académiques. Il s’agissait aussi de s’accorder sur quels types d’études pourraient être inclues dans les recherches. Le groupe a décidé que seules des recherches et études publiées en revues spécialisées seraient prises en compte plutôt que des articles de magazines ou livres etc…, communément appelée « literature grise ». Cependant, il a été décidé que les informations issues de literature grise pourrait être utilisée pour développer la base de données en fournissant des informations générales utiles.

La liste de mots clés comprend outdoor/ nature et sport / actif / exercise physique ainsi que avantages / impact / effet / coût. Le système pour la mise en place de ceci est quelque plus complexe, mais en bref, ceci permettra de trouver les études pertinentes qui démontrent les bénéfices des sports de nature. Le partenariat a testé ces mots-clés à la fois sur leur propre base de données nationales ainsi que sur une base internationale afin d’examiner le type de résultats qui seraient trouvés. Ceci a permis d’affiner la sélection des mots clés.

Les bases de données pertinentes dans chaque pays partenaire ont été définies et l’Université Technique de Münich cherchera également parmi des études internationales (ce qui fournira peut être des études de meilleure qualité que lors d’une recherche spécifique à un pays donné).

Toutes les études seront importées dans une base de données centralisée appelée « Endnote » qui sera gérée par TUM et qui éliminera automatiquement tout doublon. Les partenaires recevront ensuite les études nationales les concernant afin de procéder à une analyse plus détaillée basée sur les résumés. Suite à cette cela, les études pertinentes retenues seront ensuite renvoyées vers le TUM avec les résultats et bénéfices sociaux les plus importants mis en évidence.

Le TUM rédigera ensuite un rapport et rassemblera une base de données finale comprenant les études les plus pertinentes identifiées. Cette base et ce rapport seront essentiels pour l’étape suivante du project et constitueront une ressource importante de manière indépendante pour tout le secteur outdoor de l’Union Européenne.